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Salons

1857-1870

I. & II.


Castagnary


Bibliothèque Charpentier, G. Charpentier & E. Fasquelle, Editeurs, Paris, 1892.


Deux volumes in-12, demi-chagrin bleu, dos à faux nerfs avec titre et tomaison dorés, signets, xxii-454-402 pp.


Portrait gravé à l'eau-forte par Bracquemond en frontispice du tome premier.


Rare.


Coiffes et coins frottés avec petits manques de cuir en coiffes de tête, papier jauni comme à l'habitude.



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Tome Premier : Avertissement des éditeurs - Préface d'Eugène Spuller - Philosophie du Salon de 1857 - Salon de 1859 - Salon de 1861 - Salon de 1864 - Salon de 1866 - Salon de 1867 - Salon de 1868 - Salon de 1869 - Salon de 1870 - Index du tome I. 


Tome second : Salon de 1872 - Salon de 1873 - Salon de 1874 - Salon de 1875 - Salon de 1876 - Salon de 1877 - Salon de 1878 - Salon de 1879 - Index du tome II. 



Juriste, Jules-Antoine Castagnary (1830-1888) se forme à la critique d'art par ses lectures et ses relations personnelles, de Courbet à Théophile Thoré. Encore clerc d'avoué, il se fait connaître par son essai : "La philosophie du Salon de 1857". Reconnu par ses pairs, il collabore désormais à de nombreux périodiques. Républicain convaincu, Castagnary devient conseiller d'Etat en 1879, et entre au conseil des Beaux-Arts, avant de devenir membre du comité des Monuments historiques deux ans plus tard.


"La mission de l'artiste est de s'adresser à la société. Si le paysage est à ses yeux le plus grand succès du XIXe siècle, ce n'est cependant que la "première étape" du renouvellement de la peinture qui doit d'abord évoquer l'Homme. Opposé au classicisme et au romantisme qu'il juge dépassés, Castagnary se fait ainsi le défenseur de la "nouvelle école" qu'il appelle lui-même en 1863, "naturaliste". Il croit en effet au progrès de l'art, qui doit accompagner le progrès de l'humanité." [Jean-Paul Bouillon, La promenade du critique d'art influent, 1850-1900, H2A/Hazan, 1990, p. 61"] 



 



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