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Artistes et amateurs Lafenestre Georges

Artistes et amateurs
Lafenestre, Georges


Société d'édition artistique, Paris, s.d., vers 1900.


In-8, demi-chagrin, dos à 5 nerfs orné de fleurons, titre en lettres dorées, 357 pp.
 
Bel exemplaire ; une coiffe très légèrement émoussée, quelques rousseurs sur la page de garde et sur une tranche.


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Titien et les princes de son temps ; Van Dyck en France ; Rembrandt van Ryn (1606-1669) ; Jean de La Fontaine et les artistes de son temps ; Théophile Gautier, critique d'art (1811-1872) ; l'esprit français et les beaux-arts ; les peintres étrangers à l'Exposition universelle de 1889 ; Alphand (1817-1891) ; Louis Français, paysagiste (1814-1897) ; le marquis de Chennevières (1820-1899) ; l'exposition des Cent Chefs-d'oeuvre (1892) ; collection Desfossés (1899) ; table des noms propres.


Critique, historien d'art et poète parnassien, Georges Lafenestre (1837-1919) a longtemps été lié à l'administration des Beaux-Arts, avant de rejoindre le musée du Louvre en 1886. Nommé conservateur en 1888, il occupa ses fonctions jusqu'en 1907. Il enseigna l'histoire de la peinture à l'école du Louvre et l'esthétique au collège de France. Durant la dernière décennie du XIXe siècle, il publia plusieurs volumes dans la collection que dirigeait Eugène Richtenberger : La peinture en Europe. Artistes et amateurs réunit des études récentes ou plus anciennes -certaines remontent jusqu'aux années 1873 -, qui témoignent de la grande diversité des publications de Lafenestre. Les Primitifs flamands ou français, qui devaient tant concerner Lafenestre entre 1902 et 1904, ne figurent pas encore dans ce recueil non daté, qui fut probablement publié en 1900.


Son portrait empathique du marquis de Chennevières compose sans aucun doute l'évocation la plus personnelle de ce recueil. Ce texte permet d'entrer avec chaleur dans les rouages de l'administration républicaine des arts, univers qui fut celui de l'auteur au début de sa carrière. Les deux hommes eurent l'occasion de se côtoyer lorsque Chennevières fut nommé à la direction des Beaux-Arts en 1873, à la suite de Charles Blanc. "Nous avions pour Charles Blanc, son prédécesseur, si cordial et si ouvert, une affection profonde ; beaucoup d'entre nous étaient connus pour leurs origines, attaches et opinions républicaines ; mais avant la fin de la journée, il connaissait déjà son personnel et son personnel le connaissait [...] Nous avions appris, ce premier jour, que nous avions à notre tête un galant homme. Le lendemain, nous savions que c'était un homme supérieur [...] Durant ces quatre années, ce fut aussi, dans les combles étroits et bas du Palais-Royal où s'entassaient tous nos services, un branle-bas perpétuel. Ce diable d'homme, toujours souffreteux mais toujours alerte, si insinuant et si entraînant, nous avait mis à tous le diable au corps. Nous avions en lui une foi vive et complète : nous croyions avec lui, revivre aux grands jours de l'art français, de Suger, Primatice, Colbert, Lebrun."

 



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