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Le musicisme sculptural Madame Archer Milton Huntington Royere Jean

Le musicisme sculptural. Madame Archer Milton Huntington
Royère, Jean


Albert Messein, éditeur,collection "La Phalange", Paris, 1934.


In-12, broché sous couverture illustrée, xxii - 184 pp.
Portrait de Mrs. Archer Milton Huntington par Lopez Mezquita en frontispice.
Avec trente-deux reproductions en photogravure en noir et blanc en hors-texte.
Un des 5000 exemplaires de cette nouvelle édition augmentée sur papier vélin bouffant ; cet exemplaire porte le n° 1320.
Bon état. Quelques frottements en couverture, intérieur frais.


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Aux dames artistes des Etats-Unis - Préface à la seconde édition : la sculpture et la poésie - I. Le musicisme - II. Le musicisme sculptural - III. Le sculpteur - Table des illustrations - Table des matières.


De 1906 à 1914, La Phalange fut une des principales revues parisiennes de poésie du début du XXe siècle. Dirigée par le poète Jean Royère (1871-1956), disciple de la poésie pure, ce périodique symboliste ne compta pas moins de quatre-vingt-quinze numéros à son catalogue. Selon Valéry Larbaud, ce fut "une des premières revues de conciliation dans cette période de fragmentation et de confusion des groupes et des écoles qui suivit immédiatement l'entrée définitive du symbolisme dans l'histoire littéraire de la France."
L'expérience littéraire se poursuivit ensuite sous la forme d'une collection que dirigeait J. Royère aux Editions Albert Messein. La Phalange publia ainsi Ce vice impuni, la lecture de Larbaud,  L'effort des peintres modernes de Michel Puy et les propres recueils poétiques et études critiques de Royère, dont La Poésie de Mallarmé, en 1920, et le Musicisme, Boileau-La Fontaine - Baudelaire, en 1929.
Qu'entendait Royère par "musicisme"? Ses Clartés sur la poésie donnent un aperçu doctrinal de ce principe qui prolongeait son "mysticisme" poétique  : "Je suis arrivé à me persuader que la poésie est une répétition et une catachrèse et que l'essentiel en est la catachrèse, figure fondamentale, inséparable elle-même de la phrase que je définis "pensée verbale". Elle est l'âme de la poésie. La répétition en représenterait plutôt le corps, étant l'élément principal du langage concret. Tel est le symbolisme ou mysticisme verbal auquel m'ont conduit vingt-cinq années  de littérature."
Le musicisme sculptural, publié pour la première fois en 1933 était consacré exclusivement à l'oeuvre statuaire de  l'artiste américaine Anna Hyatt Huntington (1876-1973). L'auteur poursuivait sa démarche antérieure en l'appliquant désormais à de nouvelles formes d'art : la sculpture et l'architecture " une doctrine qui avait été jusque-là concentrée exclusivement sur la poésie. L'ampleur du musicisme, affirme Royère, son autonomie, son utilité même, en sont sorties accrues. Le musicisme n'est donc pas, comme quelqu'un l'a dit, un "grand mot" pour une chose restreinte ; il est un tout."
La technique devient selon Royère, "une sculpture pure" :"Madame Archer Milton Huntington a mis ce musicisme en action. C'est ce que mon livre a voulu montrer. Pour cet artiste, en effet, un animal "au repos" est un équilibre ardent de formes arc-boutées. C'est, ce repos, un dynamisme de mouvements devenu statue, c'est-à-dire saisi dans un instant sculptural parfait. [...] Or, la magie verbale doit être comparée à la magie sculpturale. Dans Le Musicisme sculptural, je me suis adressé aux sculpteurs."

 

 



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