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William Blake Soupault Philippe

William Blake
Soupault, Philippe


Les Editions Rieder, Maîtres de l'art moderne, Paris, 1928.


British Art - English Poetry - Romantic Art in Britain - Romantism - the Surrealist Writer, Philippe Soupault - Paperback - Good Condition

In-12, broché, env. 140 pp.
Avec 40 planches en noir et blanc en hors-texte en héliogravure.
Bon état. Avec des rousseurs.


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William Blake -Note bibliographique - Table des planches - Planches.


"L'Angleterre, pays de la décence, cette brûme morale, a vu naître des génies étranges et parfois monstrueux. Aucun de ses fils ne fut cependant plus déconcertant pour elle que William Blake, "mad Blake" comme on l'appelait." Dès la première ligne de son essai de 1928 , on comprend ce que l'intérêt de Philippe Soupault pour l'art de William Blake (1757-1827) doit au dadaïsme et au surréalisme de ses années précédentes. L'ouvrage a paru dans la collection "les maîtres de l'art moderne", ancrage éditorial qui renforce de manière explicite cette volonté de relier l'art du poète anglais aux prémices de la modernité du XXe siècle plus qu'au néoclassicisme. Jacques Robertfrance, qui collaborait à la revue Europe avec Guéhenno, était également le directeur littéraire des éditions Rieder. Il avait créé de nouvelles collections pour cette dernière maison, notamment les "Maîtres de l'art moderne", les "Maîtres de l'art ancien" et les "Maîtres des littératures". Robertfrance demanda à Soupault, exclu du groupe surréaliste depuis deux ans ("Trop de littérature!"), de collaborer à ces nouvelles collections. "Je lui proposai, écrit Soupault dans ses Mémoires de l'oubli, une étude sur un graveur anglais presque inconnu en France, William Blake. Robertfrance eut le courage d'accepter (...) C'était la première fois qu'un essai était consacré en France au génie de William Blake, graveur." La découverte par Soupault de l'art graphique de Blake remonte au premier séjour londonnien de l'écrivain en 1914 : "j'avais visité la Tate Gallery, écrit-il, et j'avais été fasciné par les oeuvres de William Blake. Une illumination. J'ai toujours gardé le souvenir de cette visite et j'ai cherché à connaître la vie et l'oeuvre de Blake qui étaient encore assez mal connues en France." A la grande surprise de son auteur,l'ouvrage fut lu par l'économiste J.M. Keynes, proche du groupe de Bloomsbury, qui fit traduire l'essai. "Ce qui était inespéré", ajoute Soupault. A la suite de Gide, cette fascination artistique et littéraire amena Soupault à traduire une autre oeuvre du poète anglais : Les Chants d'Innocence et d'Expérience. Cette expérience singulière -Soupault n'aura publié que de rares traductions- favorisa son entente avec James Joyce, autre grand admirateur de William Blake.

 



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