Liste des ouvrages


disponible
30€
 
ajouter à ma commande

Bruges Mauclair Camille

Bruges
Mauclair, Camille


Henri Laurens éditeur, Paris, 1938.


In-8, broché sous couverture illustrée en couleur, 171 pp.
Avec trente planches en couleur d'après les tableaux de Mathilde Arbey (1890-1966) et ornementations du peintre en noir (bandeaux, lettrines).
Assez bon état. Couverture très légèrement frottée, petit manque angulaire de papier sur le plat supérieur.


afficher le sommaire

La Grand'Place et le beffroi - L'Hôtel de ville et la Justice de Paix - La chapelle du Saint-Sang - Les pignons du palais du Franc - La cathédrale Saint-Sauveur - L'église Notre-Dame - Le Dyver - Les cygnes - L'Hôpital Saint-Jean - Entrée de l'hôtel Gruuthuse - Jardin de l'hôtel Gruuthuse et musée Brangwyn - Le musée communal - L'entrée du Béguinage - Sortie de l'office du soir, au Béguinage - Le Lac d'Amour (Minnewater) - Le pont de l'Hydromel - Brume au quai Vert - Le quai du Rosaire - Toits, cheminées, lucarnes - Vieilles maisons plébéiennes (place de la Vigne) - Le pont du Cheval - La place Jan Van Eyck - Le quai de la Main d'or - Le pont des Augustins - La rue des Potiers - Entrée d'une "Maison-Dieu" et église Saint-Jacques - La porte Maréchale - La porte Sainte-Croix - L'église de Jérusalem - Table des matières.


Après avoir publié Le charme de Bruges en 1929, Camille Mauclair est revenu à une nouvelle reprise sur la cité de Bruges qu'il aimait tant. Après le décès de sa compagne Marguerite, en 1919, Mauclair se consacre en effet de plus en plus au sentiment géographique par le truchement de la littérature de voyage. Le développement de cette abondante production dans son oeuvre demeure indissociable de son isolement de plus en plus manifeste dans le monde des Lettres à partir de 1920 : au dénigrement de son oeuvre littéraire par certains de ses confrères, tel Mirbeau, s'ajoutait son évolution politique vers le nationalisme et l'antisémitisme, qui devait à jamais l'éloigner du symbolisme fin-de-siècle et de l'anarchisme de ses débuts. La monographie de ville, genre éditorial qui connut une grande faveur dans l'entre-deux-guerres, deviendrait le domaine désormais privilégié par l'auteur qui visite les grandes villes d'art italiennes, puis les localités les plus évocatrices de la Méditerranée : Naples, Marrakech, Athènes, Nice, Jérusalem, à la recherche de "l'âme"  poétique de ces cités. Mauclair ne dédaigne par pour autant les régions plus septentrionales. Après un périple au Mont-Saint-Michel, il reprend le chemin de la Belgique afin de revoir les villes de Bruxelles et de Bruges auxquelles il se sent fortement lié.
C'était en quelque sorte un retour aux sources pour Mauclair qui avait été dans les années 1892-1895 un véritable passeur culturel entre le symbolisme parisien et l'avant-garde artistique et littéraire belge.
La Belgique avait ainsi constitué une terre d'élection pour cet auteur qui fut brièvement "au centre du vaste mouvement  de renaissance culturel qui parcourt la Belgique pendant les dernières décennies du XIXe sièce."

 



SUR LE MÊME THÈME