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Les Primitifs francais 1292 1500 complement documentaire au catalogue officiel de l exposition p Bouchot Henri p

Les Primitifs français 1292-1500, complément documentaire au catalogue officiel de l'exposition

Bouchot, Henri


Librairie Georges Baranger, Paris, 1904.


In-8, broché, 341 pp.
Mention de troisième édition ; ouvrage dédié à M. Edouard Aynard, président et à nos excellents collaborateurs de l'exposition des Primitifs.
Bon état. Très légère usure en coiffe de pied et sur les coins du premier plat ; intérieur en bel état.


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Avant-propos introduction ; I. L'Ecole de Paris (XIIIe-XIVe siècles) ; II. L'Ecole parisienne de Hesdin. Les artistes de Mahaut d'Artois (1295-1329) ; III. Le Portrait de Jean le Bon et quelques œuvres perdues du XIVe siècle : IV. Jean d'Orléans et le parement de Narbonne - Les Parisiens de la fin du XIVe siècle ; V. Quelques notes sur les peintres Bourguignons ; VI. Le Duc de Berry - Le Roi Charles V ; VII. L'Ouvrage de Lombardie ; VIII. La Question des Van Eyck ; IX. L'Ecole d'Avignon et de la région du Rhône ; X. L'Ecole de la Loire ; conclusion ; index.


Les controverses savantes qui ont accompagné l'exposition des Primitifs français, organisée en 1904 par Henri Bouchot (1849-1906), furent parfois d'une redoutable férocité. Les attaques virulentes de Louis Dimier, en particulier, avaient particulièrement offusqué Bouchot, pourtant fraichement élu à l'Institut. La rédaction des Primitifs français 1292-1500, complément documentaire au catalogue officiel de l'exposition permit au conservateur de la Bibliothèque nationale de réaffirmer sa thèse principale : "le livre que voici servira de commentaire un peu détaillé à l'exposition des Primitifs français dont on veut bien reconnaître le succès. Il corrigera certaines erreurs du catalogue échappées dans une préparation hâtive ; ceux qui disputent encore de ces questions trouveront ci-après un ensemble de faits présentés simplement, qu'on aura tout loisir d'admettre ou de combattre. Il paraît cependant indiscutable , dès maintenant, que la France, contrairement à des théories séculaires, eut une bonne part dans le mouvement artistique européen".

Cette parution offrit également à Bouchot l'opportunité de répliquer à son détracteur sans jamais le nommer. C'est pourtant bien à Dimier que s'adresse Bouchot lorsqu'il stigmatise la primauté de la référence italienne : "La légende d'une "renaissance" italienne a hypnotisé plusieurs générations d'hommes très sincères, qui ont établi des formulaires esthétiques étranges, appliquées avec une ténacité incroyable." "C'est Müntz et plus encore Dimier, écrit F.-R. Martin, que Bouchot vise encore quand il dénonce le crédit accordé aux monuments de la littérature artistique étrangère : "Il y a, dans Vasari, des contes de ma mère L'Oie que les Primaticiens français enregistrent avec une religion sereine. C'est même de là qu'ils partent pour contredire tout ce qui touche à notre art national." Enfin, Bouchot pense naturellement à Dimier quand, arrivant au début du XVIe siècle, il conclut son livre par ce raccourci : "C'est dans le portrait que se réfugie notre art national, envahi par les décadents italiens de l'Ecole de Fontainebleau". Ailleurs, Bouchot démasque l'érudit de province prétendument "ignorant" en des termes encore plus violents : "C'est la théorie romantique et ultramontaine de 1830, et les idées de M. Dimier, exprimées en une langue très particulière, sont dépourvues d'imprévu. Nous en sommes au temps où je ne sais quel citoyen fantaisiste donnait une formule d'incendie pour la destruction des églises gothiques." (F.-R. Martin, La gloire des Primitifs français (1904-1945), Rmn, 2004) Dimier ne tarderait pas à reprendre la polémique dans une nouvelle série d'articles parus dans Les Arts en 1905...



 



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