Atelier Isidore Verheyden, Catalogue des tableaux composant l Atelier de Feu Isidore Verheyden dont la vente publique aura lieu Galerie J.& A. Le Roy Frères, rue du Grand Cerf, à Bruxelles. Lundi 6 avril 1910 à 2 heures. - Lemonnier, Camille (préface)
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Atelier Isidore Verheyden, Catalogue des tableaux composant l'Atelier de Feu Isidore Verheyden dont la vente publique aura lieu Galerie J.& A. Le Roy Frères, rue du Grand Cerf, à Bruxelles. Lundi 6 avril 1910 à 2 heures.

Lemonnier, Camille (préface)

Galerie J. & A. Le Roy, Bruxelles, 1910.
In-4, demi-reliure percaline rouge, titres en lettres dorées, une quinzaine de pages.

Avec un portrait photographique du peintre paysagiste et 4 planches en hors-texte ; le catalogue comporte 74 numéros.
Rare.
Bon état, coins et coiffes émoussés.
 

Isidore Verheyden (Anvers, 1846 - Ixelles, 1905) était le fils du peintre davidien Jean-François Verheyden. A l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, il fut formé chez Quinaux et fréquenta également l'atelier de Portaels. Il se spécialise d'abord dans les paysages de la Campine et adopte une facture réaliste et sombre. Installé à Hoeilaart en 1872, il privilégie les vues de la forêt de Soignes. La lumière joue un rôle de plus en plus important dans son oeuvre. Aux côtés de H. Boulenger et de Guillaume Vogels, Verheyden participa à ce courant de réforme de la peinture belge de plein-air. De 1884 à 1886, il fut membre du groupe des XX. Il enseigne à l'académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles en 1900, institution dont il prend la direction de 1904 à sa mort.
Camille Lemonnier, qui a préfacé ce catalogue de vente après-décès, voyait en lui "un homme de la nature" et une grande âme panthéiste. Dans le bureau de l'écrivain, trônait son Portrait à la pelisse verte, oeuvre exécutée par Verheyden en 1887. "Il y a environ quatre ans, écrivait Lemonnier dans sa préface, mourait à Bruxelles ce peintre admirable. Je l'avais connu aux heures jeunes de la vie, dans ce verger de Groenendael où j'écrivais le Mâle. En le regardant peindre, je croyais voir se dérouler le décor même de mon livre. Il me fut donné ensuite de le suivre presque pas à pas dans sa vaillante carrière : je pus voir ainsi son âme tendre et rude grandir à travers ses communions avec la nature [...] Son bon sens rude dédaigna les allégories : il peignit la visibilité et l'évidence à travers le drame de la vie et de la mort. Il les peignit en Flamand grisé de lumière, d'air, de mouvement et chez qui prévaut la spontanéité de tempérament."
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