Ibsen, henrik
Jean-Gabriel Borkman
drame en quatre actes

Les Revenants
Maison de Poupée
Ibsen, henrik
Librairie académique Perrin et Cie, Libraires-Editeurs, Paris, 1912.
In-12, demi-percaline, dos lisse avec pièce de titre et fleuron doré, xxvii-279 pp.
Drames traduits par M. Prozor.
Coins et une coiffe frottés, griffes sur les plats, une petite tache sur le dos.
Avec une préface d'Edouard Rod - Les Revenants, drame. - Notice sur les Revenants - Maison de poupée, drame. - Notice sur Maison de poupée - Table des matières.
"Qu'est-ce encore que les deux pièces les plus connues d'Ibsen, Maison de Poupée et les Revenants, sinon le procès, non du mariage, mais de la façon dont le mariage est compris?
"Dans Nora, on voit un mariage se dissoudre tout à coup, parce que la femme s'aperçoit que son mari est une créature d'autre espèce qu'elle, qu'il la méconnue, qu'il est incapable d'apprécier son coeur et de lui faire dans son estime le rang auquel elle a droit : elle le quitte, plutôt que d'accepter, selon son expression, la vie commune avec un étranger.
"Dans les Revenants, on voit les suites de la solution contraire : la femme, Mme Alving, qui voulait partir, est restée, parce que le pasteur Manders, pour qui elle éprouvait une secrète tendresse, lui a fait comprendre que c'était son devoir, que les convenances et la morale lui interdisaient un scandale. Je sais peu de plus belle scène que celle dans laquelle, trente ans plus tard Mme Alving explique au même Manders ce qu'a été sa vie."
"(...) n'est-ce pas là un témoignage qu'elle veut rendre à sa conduite assagie? Point. Ces correctes apparences cachent une existence de douleurs, d'humiliations, de honte, un long calvaire gravi le front haut, le sourire aux lèvres -avec quel regret d'avoir sacrifié toute sa vie à des conventions qui, une fois violées, n'existent plus ou ne sont qu'hypocrisie!" [Edouard Rod]