Jago-Antoine, Véronique et Quaghebeur, Marc
Emile Verhaeren
A Marthe Verhaeren - 219 lettres inédites
Verhaeren, Emile
Mercure de France, Paris, 1952.
In-12, broché, 458 pp.
Bon état d'ensemble. Exemplaire partiellement coupé, marges de quelques pages mal coupées.
Préface, par René Vandevoir - Lettres - Table sommaire des textes de Verhaeren cités dans les pages liminaires.
"Chère vie de moi-même ailleurs qu'en moi", ainsi Verhaeren parlait-il de celle qui partagea sa vie durant vingt-six ans, Marthe.
Née en 1860, Marthe Massin, peintre et professeure de dessin, rencontre le poète Emile Verhaeren à Bornem. Après deux années ponctuées de rencontres à Bruxelles, ils se marient le 24 août 1891.
L'influence de cette union se fait sentir dans leurs œuvres respectives. Marthe apaise les tourments de Verhaeren, exprimés dans sa fameuse trilogie : Les Soirs (1888), Les Débâcles (1888) et Les Flambeaux (1891). Au contraire, il ira même jusqu'à exalter les sentiments qu'il porte à son épouse dans une autre trilogie intitulée Les Heures, qu'il lui dédie.
Après leur rencontre, Marthe ne semble pas poursuivre ses activités de professorat mais continue à pratiquer le dessin et la peinture. Emile Verhaeren devient désormais son sujet de prédilection : elle représente à maintes reprises le poète absorbé dans son travail, entouré de ses oeuvres d'art et bibliothèques à Saint-Cloud ainsi qu'au Caillou-qui-Bique, dans le Hainaut belge.
Grâce à l'énergie déployée durant plusieurs années par Marthe, le cercueil de Verhaeren est transféré à Sint-Amands, ville natale du poète en 1927 ; un an plus tard, elle fait reconstruire la maison du Caillou-qui-Bique, détruite à la fin de la Première Guerre.
En 1930, elle entreprend de reconstituer à l'identique, à la Bibliothèque royale de Bruxelles, le bureau de travail de Verhaeren à Saint-Cloud. Elle meurt en 1931.