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 Le Beffroi 1900 Revues et regionalisme Cauet Fernand et Secret M N

"Le Beffroi" 1900 - Revues et régionalisme
Cauët, Fernand et Secret M.-N.


Albert Messein, éditeur, Paris, 1932.


In-12, broché, 87 pp.
Avec un fac-similé en hors-texte de la couverture du numéro spécial du Beffroi consacré à  Auguste Angellier (1903).
Bon état. Des rousseurs éparses sur la couverture, les tranches et quelques pages.


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I. Discours de M. le docteur Secret - II. Discours de M. Fernand Cauët - III. Comptes-rendus de la presse locale.


Ce recueil constitue une évocation pleine de charme de la vie littéraire dans le Nord de la France au début du XXe siècle. Il rassemble le discours de réception de M.-N. Secret  à l'académie d'Amiens et la Réponse de Fernand Cauët lors de la séance solennelle de la Compagnie, le 16 novembre 1931, dans la grande salle des Fêtes de l'Hôtel de ville à Amiens.
Derrière ces exercices académiques, se profile en filigrane une histoire "impressionniste" de la revue littéraire fondée à Lille en 1900 par Léon Bocquet : Le Beffroi. Secret fit, en effet, partie des membres fondateurs de cette revue d'art et de littérature qui ne prit fin qu'en 1914 avec le déclenchement de la guerre. La vie littéraire de la génération précédente resurgit ainsi grâce aux souvenirs égrenés par Secret : réunion qui présida à la fondation de la revue, en janvier 1900, funérailles d'Albert Samain en l'église Saint-Maurice de Lille, Congrès des poètes sous l'égide d'Auguste Dorchain, " conférencier agréable et un peu zézayant", à l'université de Lille, discours d'inauguration du monument à Auguste Angellier par Léon Bocquet, derniers passages furtifs de Léon Deubel dans le Nord avant son suicide, figure d'Amédée Prouvost, industriel et poète roubaisien mort prématurément, réunion d'une des séances de la revue dans la maison de la rue Saint-Augustin, en 1904 ou 1905.. Aux yeux de nombre d'écrivains d'alors, le Beffroi avait fait de Lille un "arrêt presque obligé à ceux qui allaient par exemple, de Bruxelles à Paris", ce qui valut à l'auteur de rencontrer Charles Van Lerberghe, Isi Collin, Gustave Kahn ou Charles Vildrac. Apparaissent également Charles Droulers, Floris Delattre, Manoel Gahisto, le futur biographe de Jules Mousseron....
Moins nostalgique, la Réponse de F. Cauët s'attache surtout à mieux circonscrire la place que cette revue occupa dans l'espace littéraire septentrional du début du siècle. "La poésie nouvelle, écrit-il, trouvait sa zone d'influence sur les côtes voilées de nos pays du Nord, comme auparavant Parnasse avait tiré sa ligne et son relief des côtes latines ou grecques. Le temps était d'une rencontre entre l'Angleterre, la Belgique et la Flandre. La Manche à son tour devenait une "Mer intérieure". [...] C'était bien sous le signe du symbolisme et au coeur même de la région symboliste que s'ordonnait avec les plus grandes chances le concert des poètes nouveaux. Le Beffroi fut à la fois un signal, un relais et un recours."
 

 



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