Préface, par Francis Hervé - Avant-propos, par Arnauld Brejon de Lavergnée - Pignon, sériel, par Ph. Bouchet et D. Schulmann - Edouard Pignon, la peinture au défi, par Sarah Wilson - Les Moissons de l'histoire ou l'espérance du matin, par Bernard Ceysson - "Qu'il y ait toujours à notre porte cette aube immense appelée mer", par Marcel-André Stalter - Oeuvres 1926-1989 [92 n°] - Entretiens avec Jean-Louis Ferrier, par Ph. Bouchet et D. Schulmann - Biographie - Liste des oeuvres exposées - Bibliographie.
Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition présentée au Palais des beaux-arts de Lille, du 6 décembre 1997 au 1er mars 1998. Se remémorant sa première visite au musée de Lille en 1923, Edouard Pignon, ce fils de mineur de Bully-les-Mines, évoquait le choc reçu devant Les Jeunes et Les Vieilles de Goya : « La peinture était une chose magnifique, extraordinaire. Mais elle me paraissait inaccessible, impossible à conquérir. » Cette conquête artistique sur les déterminations sociales fut l’histoire de sa vie, vouée à perpétuer en peinture un attachement indéfectible à la réalité. Comme le montre le Poêle flamand du musée de Lille, Pignon, qui était membre du PCF depuis 1933, refusa de céder dans l’après-guerre aux injonctions du réalisme socialiste autant qu’il rejetait l’abstraction, attitude qui lui valut l’amitié de Picasso. C'est donc fort logiquement que la dernière rétrospective importante de l'oeuvre de Pignon, ce réaliste singulier et indépendant, a été présentée à Lille. Première rétrospective organisée depuis la mort de l'artiste en 1993, elle aura permis de reconsidérer la place d'une oeuvre "restée constamment à l'écart des modes de l'histoire de l'art de ces cinquante dernières années." (Didier Schulmann)