Henri Gaudier - Sculpteur orléanais 1891-1915 - Varin, René et Auzas-Pruvost, Jacqueline
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Henri Gaudier - Sculpteur orléanais 1891-1915

Varin, René et Auzas-Pruvost, Jacqueline

Musée des beaux-arts, Orléans, 1956.
In-12, broché avec agrafes, 30-VI pp.

Avec 6 planches en noir et blanc en hors-texte.
Bon état. Un tampon de bibliothèque en page de faux-titre.
Avant-propos par R. Varin - Préface par J. Auzas-Pruvost - Biographie d'Henri Gaudier - Bibliographie - Catalogue de l'exposition : Sculptures - Dessins - Gravures - Peintures - Planches.

L'exposition Henri Gaudier (1891-1915) s'est tenue au musée des Beaux-Arts d'Orléans durant les mois de mars et avril 1956.
La préface de J. Auzas-Pruvost, conservateur du musée des Beaux-Arts d'Orléans, témoigne de l'ignorance dans laquelle était encore plongé en France l'oeuvre de ce sculpteur qui jouissait pourtant déjà d'une telle renommée en Angleterre, pays où se déroula sa brève carrière entre 1911 et 1915. "Il me reste brièvement à expliquer l'origine de cette exposition. En novembre 1954, Mme Bouchot-Saupique, conservateur du Cabinet des dessins au Musée du Louvre [...] voulut bien me signaler l'oeuvre d'un sculpteur orléanais inconnu en France dont on trouve la production presque entièrement dans des collections anglo-saxonnes. M. Varin m'en parla peu après avec enthousiasme, lors d'un voyage de conservateurs à Londres. Je pus [...] être vite convaincue que cet artiste méritait d'être connue de notre pays et, avant tout, de la ville d'Orléans, près de laquelle il est né en 1891." Cette exposition fut de fait la première exposition consacrée par un musée français à ce précurseur de la sculpture du XXe siècle. Il fallut attendre 1965 pour assister à l'ouverture d'une salle Gaudier-Brzeska au Musée national d'art moderne, à Paris.
Proche des artistes anglais qui ont fondé le vorticisme, ce quasi autodidacte est parti de l'exemple de Rodin avant de trouver un mode d'expression plus adapté à son goût pour les arts dits primitifs. Les plans de plus en plus plus simplifiés de ses oeuvres traitées en taille directe ont donné, selon Henry Moore, "à ceux que l'art passionnait mais que l'inspiration nouvelle inquiétait [...] le sentiment rassurant que l'art figuratif et les créations non figuratives pouvaient coexister sans risque sérieux. A moi-même, poursuit le sculpteur anglais, il a donné la certitude qu'en cherchant à créer selon d'autres voies que celles de la sculpture traditionnelle, on pouvait atteindre à la beauté, puisque Gautier l'avait réussi."
Le premier biographe de Gaudier -qui mourut sur le front de l'Artois-, fut le poète américain Ezra Pound, dont Gautier, en 1914, avait réalisé l'incroyable buste : Tête hiératique d'E. Pound. Dans A Memoir (1916), Pound clame son admiration pour cet artiste "irremplaçable. Personne n'est apparu capable de prendre sa succession." Le Musée national d'art moderne et le musée des Beaux-Arts d'Orléans (près de 1300 dessins) doivent leur fonds Gaudier-Breszka à la générosité de H.S. Ede, conservateur à la Tate Gallery et ami de Gaudier, qui voulut rendre à la France l'oeuvre de ce "fils prodigue."



 
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