Etude sur Bosio - Sa vie et son oeuvre - Barbarin, L.
--VENDU--

Etude sur Bosio - Sa vie et son oeuvre

Barbarin, L.

Imprimerie de Monaco, 1910.
In-8, broché, 147 pp.

Portrait gravé de Bosio en frontispice.
Rare.
Assez bon état. Couverture légèrement passée, petits manques de papier en coiffes de tête et de pied, brochage fragilisé.
A S.A.S. le prince Albert Ier de Monaco - Au lecteur - Avant-propos - I. Biographie de Bosio jusqu'à quarante ans (1768-1808) - II. Bosio à Paris. Sa carrière artistique (1808-1845) - III. Renseignements et documents - IV. Appréciation de l'oeuvre - Documents - Documents sans références au texte.

Dans ses Souvenirs d'un sculpteur, publiés en 1892, Jules Salmson (1823-1902) évoque la figure du baron Bosio (1768-1845), artiste emblématique du néoclassisme statuaire. "Bosio, né à Monaco, en 1769, se rattachait à l'école italienne de Canova, bien qu'il prétendait s'être formé presque seul. D'abord peintre miniaturiste, il fut, jeune encore, arraché à ses pinceaux par le service militaire. Certaine légende lui attribuait même une trentaine de blessures. A son retour des armées, ll se sentit une vocation nouvelle et devint sculpteur, acquit rapidement une grande réputation et fut chargé par le gouvernement impérial de modeler les bas-reliefs de la colonne Vendôme. Sous la restauration, nombre de ses concurrents ayant disparu, il acquit assez facilement une suprématie relative [...] Bosio fit alors sa statue de Henri IV enfant , chef-d'oeuvre qui fut fondu en argent. [...] Bosio aborda ensuite le nu avec autorité dans son Hercule vainqueur du serpent Python et sa Joueuse de honchets. Il est aussi l'auteur de la statue équestre de Louis XIV, sur la place des Victoires, à Paris [...]. Bosio a eu de nombreux élèves, parmi lesquels Bosio neveu, Barye, Duret, les deux Dantan, et, je crois, le peintre Decamps.
"La première fois que je vis Bosio, ce fut à la maison ; j'étais seul, en l'absence de mes parents, en 1835 ou 1836. J'eus grand'peine à comprendre ce que le vieillard me dit, car il bégayait affreusement ; j'ai su depuis qu'une infortune imméritée avait succédé à sa splendeur. Dès que les chefs du romantisme, les David d'Angers, les Rude, et leurs brillants satellites firent leur apparition, le vieillard fut éclipsé et même injustement délaissé. Il en était même réduit à vivre de son modique traitement de professeur et de membre de l'Institut. Quatre ans plus tard, mon père me conduisit à son atelier, où il travaillait encore comme un jeune homme, ... mais on y sentait le froid découragement. La pièce d'entrée était occupée par la statue colossale de Louis XVIII, en terre sèche [...] Cette oeuvre inachevée , lézardée et tombant en ruines, restait là comme un témoignage attristé de l'injuste dédain de la société nouvelle pour cet homme hier encore célèbre [...] J'allais me retirer sans avoir trouvé un mot de consolation à lui offrir, quand mon père me présenta comme un néophyte dans l'art statuaire et me recommanda à la bienveillance du professeur. J'eus bientôt l'honneur de recevoir ses leçons à l'Ecole des Beaux-Arts. Je me souviens aussi des sarcasmes immérités que les jeunes faisaient pleuvoir sur lui. Cependant Bosio est resté immortel par ses ouvrages, et la plupart de ses détracteurs sont restés inconnus."
 
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