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Adresse de la commune et de la garde nationale de la ville d'Arras à l'Assemblée nationale


Dubois de Fosseux, maire d'Arras  


A Paris, chez Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, rue du Foin-Saint-Jacques, n° 31, 1790.


Arras - Northern France - Revolution - 1790 - Rare - Good Condition

In-12, brochure en feuilles, 8 pp.


Peu courant.


Bon état d'ensemble.



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Adresse de la commune et de la garde nationale de la ville d'Arras, à l'Assemblée nationale due à Dubois de Fosseux, maire d'Arras, Fromentin de Sartel, Thellier, Deretz Jouenne, députés de la commune & de la Garde nationale de la ville d'Arras [1790].


"En ce moment, Nosseigneurs, tandis que nuos vous entretenons de nos concitoyens, ils s'occupent à ajouter une force de plus à ce superbe édifice de la constitution que vous avez rendu inébranlable. Il se prépare dans la ville d'Arras une fédération de toutes les Gardes nationales du Pas-de-Calais."


"Le 11 mai 1790, trois députés de la Commune et de la Garde Nationale de la Ville d’Arras, emmenés par le maire Dubois de Fosseux s’adressent à l’Assemblée constituante pour lui proposer une fédération de toutes les gardes nationales. Ils présentent comme modèles les fêtes qui doivent se dérouler tout d’abord à Arras le 3 juin puis à Lille le 6. L’idée est de répondre aux critiques qui visent les Arrageois accusés de s’opposer aux décrets de l’Assemblée. Il s’agit ainsi de donner des gages de civisme à la Nation. Cette idée sera reprise à Lyon pour la fête de la Fédération, le 30 mai puis à Paris, le 14 juillet.

La fête du 3 juin a été menacée par la rivalité entre Arras et Saint-Omer pour la direction du nouveau département : cette dernière intrigue auprès de nombreuses villes telles Béthune, Aire, Boulogne, Calais et Arques pour qu’elles boycottent la célébration. Cela inquiète vivement Dubois de Fosseux[15]. Finalement Saint-Omer abandonnée par les autres cités, est contrainte d’envoyer une délégation de gardes nationaux à Arras, aussi rejointe par la garde nationale du département de la Somme. Les festivités débutent la veille au soir par le carillon des cloches de la ville. Le 3, elles recommencent par deux fois, entre 6 et 7 heures et à midi. L’après-midi, les représentants des gardes nationaux des villes et des villages du département et de la Somme se rassemblent sur la Grand-Place. Sur l’autel dressé au milieu de la place, Dubois de Fosseux prononce un discours glorifiant l’union nationale. Il est suivi par celui de l’évêque d’Arras, Conzié. Le serment fédératif est prononcé par tous, le roi est acclamé puis s’élève un Te Deum. La soirée s’achève par les illuminations de la ville et par deux bals : l’un à l’Hôtel de Ville pour la haute société et l’autre, aux Allées, pour le peuple." (archives départementales du Pas-de-Calais, Quelques aspects de la Révolution dans le département du Pas-de-Calais).



 



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