Liste des ouvrages


disponible
35€
 
ajouter à ma commande

Vera Moukhina Pensees d un sculpteur p Arkhine D et Moukhina Vera p

Vera Moukhina - Pensées d'un sculpteur

Arkhine, D. et Moukhina, Vera


Editions en langues étrangères, Moscou, s.d. [v. 1955]


In-8, reliure toile éditeur de couleur bleue sous jaquette illustrée en couleurs, 115 pp - 52 pl.
Avec 52 planches en noir et blanc en hors-texte.
Un envoi non identifié en page de garde [Moscou, 1958].
Nous joignons à cet ouvrage un exemplaire de "Festival", Journal du comité international du VIe festival mondial de la jeunesse et des étudiants, 8 août 1957, n° 29.
Bon état. Coiffes très légèrement frottées, déchirures et manques de papier sur la jaquette, intérieur très frais.


afficher le sommaire

Vera Moukhina par D. Arkhine - Vera Moukhina racontée par elle-même : Notice autobiographique (1943) - La sculpture du pavillon (1938) - Mon travail pendant la guerre (1945) - Le monument à Gorki  (1951) - Questions d'art  : La sculpture monumentale, ornement des villes (1951) - L'image et le sujet dans la sculpture décorative - Notes - Oeuvres principales de Vera Moukhina -  Illustrations.


Document précieux sur la vie artistique dans les régimes totalitaires, cet ouvrage fut publié après le décès de Vera Moukhina, en 1953.

Figure emblématique de la sculpture monumentale soviétique des années staliniennes, V. Moukhina était née à Riga en 1889. Elle suivit l'enseignement d'Antoine Bourdelle à l'académie de la Grande Chaumière en 1912 et parcourut l'Italie, aux côtés de Lioubov Popova, l'année suivante : "Bourdelle, écrit-elle, était un véritable créateur de sculpture monumentale, encore qu'il fût assez éclectique dans le choix de ses sujets. En général, s'afflige rétrospectivement Moukhina, il faut dire que le sujet lui-même, qui a tant d'importance chez nous, ne comptait plus guère dans l'art français d'avant 1914. L'école formaliste y était en plein épanouissement.

" Ne qualifie-t-elle pas les ateliers visités avec Popova de "bas-fonds du formalisme"?  La Paysanne de 1927, achevée à l'occasion du dixième anniversaire de la révolution d'Octobre alors que l'artiste était déjà âgé de plus de trente-cinq ans, fut sa première et tardive "profession de foi" esthétique.  Son canon massif annonçait, selon la rhétorique de rigueur, "la renaissance du style monumental, tué par le modernisme" et incarnait la "puissance populaire actuelle" en réfutant "les abstractions inconsistantes du formalisme." Ces principes qui privilégient le contenu idéologique et la lisibilité immédiate de l'image sur la forme devaient culminer dans les deux domaines de prédilection de l'artiste : le portrait et le groupe statuaire monumental. Brandissant la faucille et le marteau,  L'Ouvrier et la Kolkhozienne, groupe en acier de 24 m. de hauteur, était destiné au couronnement du pavillon soviétique édifié par Boris Iofan lors de l'Exposition internationale de 1937, face au pavillon nazi. C'est Moukhina elle-même qui a défini l'idée du groupe emblématique du réalisme soviétique, précise Arkhine : "Elan, union et jeunesse de notre pays." L'écharpe et la jupe volantes qui symbolisaient cet élan furent une source incessante de difficultés techniques. Et l'artiste de justifier ainsi sa démarche esthétique : "La vie de la société soviétique, tout en projets grandioses et transformations immenses, exige de nous un art à son échelle. Il faut chercher le style dans les grands sujets, dont le noble contenu imposera les formes nouvelles [...] Le style, c'est la synthèse de conceptions individuelles diverses, mais d'une même inspiration [...] C'est le miroir d'une époque, le résumé de ses formes."

 

 



SUR LE MÊME THÈME