Legay, Marie-Laure (édit.)
Robespierre et le pouvoir provincial - Dénonciation & émancipation politique
A la Nation artésienne, sur la nécessité de réformer les Etats provinciaux, édition critique
Liste des ouvrages

Le baron Liborel (1739-1829), avocat au conseil d'Artois, Président du district d'Arras, Président du tribunal civil de Saint-Omer, ... - Notice historique
Paris, A.-J., batonnier de l'ordre des avocats et président de l'académie d'Arras, sénateur
Imp. Rohard-Courtin, Arras, 1879.
In-8, broché, 91 pp.
Rare.
Etat d'usage. Couverture et dos très défraichis, intérieur en bon état hormis une déchirure sur les dernières pages ; exemplaire à relier.
La pagination des 20 premières pages est désordonnée, mais aucune page ne manque.
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Né à Saint-Omer, licencié en droit, Guillaume Liborel (1739-1829) devint avocat en 1764. Inscrit au barreau épiscopal d'Arras -cité qui ne comptait pas moins de cinq juridictions-, ce juriste et futur homme politique du Pas-de-Calais est surtout resté dans les mémoires pour ses conflits avec Maximilien de Robespierre, alors même que Liborel avait présenté au serment le jeune avocat arrageois le 8 novembre 1781. Les deux hommes se retrouvèrent à plusieurs occasions comme adversaires à la barre et cette rivalité dégénèra en ressentiment, puis en vengeance politique avec l'avènement de l'"incorruptible", selon l'auteur connu pour être un contempteur de Le Bon. Devenu sous la Terreur "l'objet principal de la jalousie du trop fameux Robespierre, jalousie dont la fureur avait éclaté publiquement à l'audience!", Liborel doit à son départ précipité d'avoir échappé à la "furie qui, sous le nom de représentant du peuple, commandait à Arras les arrestations et la mort, Le Bon, n'avait été envoyé dans cette ville que pour y exécuter les ordres de Robespierre et exercer ses vengeances." (cité p. 53) Dans sa précipitation, indique Paris, le dénommé Le Bon aurait d'ailleurs fait exécuter un homonyme de Liborel par erreur... Après le 9 thermidor, Liborel put reprendre sa carrière de juriste à la présidence du tribunal du district de Saint-Omer ; en 1799, il fut nommé à la cour de Cassation et reçut le titre de baron sous Louis XVIII.
