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Ancienne collection de l'abbé Morel
Ferri, Ventes aux enchères & expertises, Paris, le mercredi 14 décembre 2005.
In-4, broché sous couverture illustrée en noir, 95 pp.
Nombreuses illustrations en noir et en couleur.
Assez bon état. Un pli angulaire et quelques frottements en couverture.
Livre non disponible
Catalogue de la vente de la collection de l'abbé Morel (1908-1991) -grande figure de l'Art Sacré- qui eut lieu à Drouot Richelieu, le mercredi 14 décembre 2005.
"A la Libération, il cherche à monter des expositions avec les artistes de son temps, dans l'idée de montrer un Art Religieux moins figé et caricatural que ce qui se fait à l'époque. C'est le combat de l'Art Sacré, aussi bien au sein de l'Eglise pour y imposer une imagerie contemporaine, qu'autour d'elle pour y imposer les artistes engagés comme Rouault, Manessier et les autres."
Sa conférence sur Picasso, donnée à la Sorbonne en 1946, est restée légendaire : "Ce n'est pas Picasso qui est venu à la Sorbonne, c'est la Sorbonne qui est allée à Picasso" lui affirme André Malraux. L'abbé Morel devient alors conférencier afin de porter le combat sur un "terrain délicat" (Jean Cassou), celui des frontières de l'art moderne et de l'art sacré.
"Entre 1956 et 1957, il considère qu'une partie de sa tâche est terminée, quand Pie XII sollicite son concours pour l'adjonction d'une section Art Moderne au musée du Vatican.(...) A partir de 1960, il décide de se concentrer sur sa propre carrière artistique (...). L'abbé Morel devient un prêtre-peintre qui a trouvé, dans l'art le plus abstrait, "l'expression de ce qui ne peut se dire, car l'expression du mystère chrétien est possible dans l'art non figuratif."
"A la Libération, il cherche à monter des expositions avec les artistes de son temps, dans l'idée de montrer un Art Religieux moins figé et caricatural que ce qui se fait à l'époque. C'est le combat de l'Art Sacré, aussi bien au sein de l'Eglise pour y imposer une imagerie contemporaine, qu'autour d'elle pour y imposer les artistes engagés comme Rouault, Manessier et les autres."
Sa conférence sur Picasso, donnée à la Sorbonne en 1946, est restée légendaire : "Ce n'est pas Picasso qui est venu à la Sorbonne, c'est la Sorbonne qui est allée à Picasso" lui affirme André Malraux. L'abbé Morel devient alors conférencier afin de porter le combat sur un "terrain délicat" (Jean Cassou), celui des frontières de l'art moderne et de l'art sacré.
"Entre 1956 et 1957, il considère qu'une partie de sa tâche est terminée, quand Pie XII sollicite son concours pour l'adjonction d'une section Art Moderne au musée du Vatican.(...) A partir de 1960, il décide de se concentrer sur sa propre carrière artistique (...). L'abbé Morel devient un prêtre-peintre qui a trouvé, dans l'art le plus abstrait, "l'expression de ce qui ne peut se dire, car l'expression du mystère chrétien est possible dans l'art non figuratif."
