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Maurice Rufin em Valenciennes em 1880 1966 Poinsignon Jean Claude

Maurice Rufin Valenciennes 1880-1966
Poinsignon, Jean-Claude


Imprimerie Glineur, Valenciennes, 1980.


In-8, plaquette agrafée sous couverture illustrée en noir, s.p. [45 pp. env. - 9 pl.].
Avec 9 planches en noir en hors-texte.
Rare brochure.

Bon état d'ensemble.



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Prélude - Le jeune homme. - Concerto - Distribution des prix - Postface - Fortune critique - Oeuvres de Maurice Rufin figurant dans les collections publiques : Valenciennes. - Maubeuge. - Cambrai. - Condé-sur-Escaut.- Hazebrouck. - Thun-Saint-Martin.


Due à Jean-Claude Poinsignon, l'historien des artistes valenciennois, cette publication reste aujourd'hui encore le seul ouvrage consacré au peintre intimiste Maurice Rufin (Valenciennes, 1880 - id., 1966). Elève de Layraud, premier Grand Prix de Rome de peinture, à l'Académie de Valenciennes, Rufin "monte" à Paris et entre à l'atelier de Léon Bonnat en 1899. Contrairement à nombre de ses condisciples valenciennois, il dédaigne le Prix de Rome et préfère revenir dans sa ville natale en 1905. 
Ses paysages brûmeux témoignent alors de l'influence de Le Sidaner. Rufin découvre l'eau-forte auprès de Charles Bernier, l'aquafortiste belge d'Angre. Les deux hommes se rendent au Caillou-qui-Bique, à Roisin, où demeurait l'été Emile Verhaeren. En 1908, Rufin, qui avait portraituré à plusieurs reprises l'écrivain belge, réalise un grand portrait en pied de Bernier.
Verhaeren et Mabille de Poncheville lui rendirent visite en 1909, à Valenciennes, alors que le peintre, malade, devait garder la chambre pour de longues périodes : "Nous allâmes visiter [...] Maurice Rufin, étendu depuis plusieurs mois sur un lit de douleur dans une étroite chamblre qui lui servait en même temps d'atelier pour le travail qu'il pouvait encore faire - peu de chose. Quelle joie ce fut pour lui de revoir Verhaeren, de presser sa main loyale, de prendre part à cet enthousiasme qui semblait celui d'un thaumaturge et avoir la puissance de lui rendre la santé. Rufin avec sa tête mélancolique de Musset brun, avec le beau regard où toute la délicatesse de son âme se reflétait [...]"
Après la Première Guerre, Rufin fut nommé professeur de peinture, sur les conseils de Jonas, aux Ecoles académiques de Valenciennes.
Sa demeure, -1, rue des Maillets dans le quartier Saint-Nicolas, près de l'atelier où travailla Pater, près de la maison natale de Crauck et des Académies- devint un foyer culturel et musical remarquable.

 



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