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Les Ruines ou meditations sur les revolutions des empires Volney depute a l Assemblee nationale de 1789

Les Ruines ou meditations sur les revolutions des empires Volney depute a l Assemblee nationale de 1789

Les Ruines ou meditations sur les revolutions des empires Volney depute a l Assemblee nationale de 1789

Les Ruines, ou méditations sur les révolutions des empires
Volney, député à l'Assemblée nationale de 1789


Chez Desenne, Volland et Plassans, à Paris, janvier 1792.


In-8, demi-basane, dos lisse orné, pièce de titre, titre en lettres dorées, xvi, 350 pp.
Un ex-libris tamponné en page de garde.
Mention de seconde édition, qui semble être la première édition française ; l'édition originale a, en effet, été publiée en 1791 à Genève.
Un frontispice (Personnage méditant sur les ruines de Palmyre) et deux planches dépliantes ( Planisphère et Tableau du ciel astrologique des Anciens) gravés en noir et blanc en hors-texte.
Bon état. Dos frotté avec épidermures et un petit manque de cuir, quelques marques d'usures sur les plats, coins et bordures émoussés, rousseurs éparses, une déchirure sans gravité sur la troisième planche qui n'affecte pas le motif.



Livre non disponible
Après des études de médecine, Volney (1757-1820) s'est consacré à de vastes travaux d'érudition. Sa première publication, la Chronologie d'Hérodote (1781), lui ouvrit les portes du Salon de Madame d'Helvétius. Son voyage en Orient, au cours duquel il apprit l'arabe, fut à l'origine de ses principaux ouvrages : Voyage en Egypte et en Syrie (1787) et surtout Les Ruines ou Méditations sur les révolutions des Empires, publié pendant la Révolution alors que Volney avait été élu député du Tiers en 1789.
Reflet de la sensibilité européenne de la fin du XVIIIe siècle, cette grande méditation sur l'histoire, l'athéisme et le destin politique de l'humanité  future connut un succès considérable. Après la rêverie mélancolique qu'inspirent au narrateur les ruines de Palmyre, le Génie des Tombeaux montre à ce dernier le spectacle de la terre. Dans les airs, l'histoire humaine apparait telle une succession de scènes grandioses, qui mèneront de la chute des tyrans au progrès contre l'ignorance et l'imposture des prêtres.
Cette vision spectaculaire et, plus encore, cette conception surplombante de l'histoire devaient excercer une influence considérable sur l'imaginaire des peintres romantiques. L'artiste britannique John Martin déclina ainsi dans d'immenses tableaux bibliques ses scènes de ruine universelle, dressées sur un fond d'architectures inhumaines et démesurées, où l'humanité semble précipitée dans un gouffre sans fin.