Exposition des œuvres de Léon Belly. A l Ecole nationale des Beaux -Arts, Quai Malaquais - Association des artistes peintres, sculpteurs, architectes et dessinateurs Fondée et présidée par M. le baron Taylor
Exposition des œuvres de Léon Belly. A l Ecole nationale des Beaux -Arts, Quai Malaquais - Association des artistes peintres, sculpteurs, architectes et dessinateurs Fondée et présidée par M. le baron Taylor
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Exposition des œuvres de Léon Belly. A l'Ecole nationale des Beaux -Arts, Quai Malaquais

Association des artistes peintres, sculpteurs, architectes et dessinateurs Fondée et présidée par M. le baron Taylor

Imprimerie Jules Claye, Paris, 1878.
In-12, demi-chagrin havane, papier Anonnay sur les plats, dos à 4 faux-nerfs avec filets à froid, titres en lettres dorées, 105 pp.

Publiée à l'occasion de l'expostion posthume organisée selon l'usage par l'Ecole des Beaux-Arts, cette compilation de nombreuses critiques sur le peintre orientalisant Léon Belly (1827-1877) fait de cet ouvrage un document important pour la connaissance de cet artiste natif de Saint-Omer. Nous joignons à cet ensemble un article du critique Charles Clément sur cette exposition.
Bon exemplaire. Coiffe de tête et coupes frottées avec légères épidermures.
Etude d'Emile Bergerat (Journal officiel du 15 août 1877 ; Paul de Saint-Victor (Moniteur universel, 8 février 1878) ; Charles Timbal (Le Français, 7 février 1878) ; Edouard Drumont (La Liberté, 6 février 1878) ; Ernest Chesneau (Paris-Journal, 4 février 1878) ; Charles Tardieu (L'Art, 10 février 1878) ; Tableaux et études (174 numéros) ; Dessins (100 numéros).

"L'exposition d'une partie considérable des oeuvres de Léon Belly est ouverte depuis quelques jours à l'Ecole des Beaux-Arts. Nous ne voulons pas tarder davantage, insiste le critique Charles Clément, à signaler davantage le très vif intérêt de cette réunion de tableaux et d'études [...] On ne saurait trop approuver cet usage tout récent de montrer une dernière fois, avant qu'il soit trop dispersé, l'oeuvre d'un peintre dans son ensemble et dans son unité. C'est un hommage qui était dû à un artiste sincère et laborieux..." Né à Saint-Omer en 1827, le peintre orientaliste Louis Belly appartient comme Marilhat, Gérôme et Horace Vernet à "la génération des peintres explorateurs, qui trouvent hors d'Europe leur Orient […] L'expédition en Orient est aussi un voyage dans le temps par lequel on remonte les siècles et retrouve les temps bibliques." (Bruno Foucart, Le renouveau de la peinture religieuse 1800-1860)" Belly, ajoute cet auteur, laisse à la simple mais véridique description le soin d'évoquer, de signifier plus, tant est fort, pour la sensibilité occidentale le pouvoir émotionnel des scènes et paysages orientaux." En 1850-51, Belly visite en effet la Syrie, l'Egypte et la mer Morte, où il revient en 1856 et 1857. Le peintre privilégie alors le désert, devenu son paysage de prédilection. L'exposition des oeuvres de Léon Belly qu'organise l'Ecole nationale des Beaux-Arts un an après la mort de l'artiste, en 1877, offre aux regards des visiteurs (n° 39 du catalogue) l'oeuvre la plus célèbre de l'artiste : La Caravane des Pélerins allant à la Mecque, présentée en 1861 et acquise par l'Etat. Cette peinture connut un succès considérable et fut exposée à maintes reprises lors d'expositions universelles. Le contenu spirituel de l'oeuvre, suggéré par le titre, est renforcé par le détail de cette femme et de son enfant sur un âne, allusion voilée à la Fuite en Egypte. L'Orient contemporain, source d'associations historiques et affectives, évoquait directement les temps bibliques aux yeux de Belly. Selon Patrick Wimbert, l'artiste aurait ainsi cherché à témoigner, au-delà des divisions des églises, de son attachement envers une religion universelle, créant ainsi dans cette oeuvre au sujet indéfini une perception originale et atypique du sacré en peinture. Le n° 40 du catalogue de 1878 ramène au contraire à l'autre pan de l'oeuvre du peintre : la peinture d'histoire que résume son célèbre Ulysse et les syrènes (Salon de 1867), toile monumentale qui appartient au musée de Saint-Omer, après que Napoléon III l'avait offerte à la ville. En 1974, Philippe Chabert, conservateur du musée de l'hôtel Sandelin, avait consacré avec Jacques Foucart une exposition-dossier à cette oeuvre d'obédience rubénienne.
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