La Comédie féminine ; Les Amants ; Les Maîtresses - Bac, Ferdinand
La Comédie féminine ; Les Amants ; Les Maîtresses - Bac, Ferdinand

La Comédie féminine ; Les Amants ; Les Maîtresses

Bac, Ferdinand

H. Simonis Empis, Paris, 1899, 1898 et 1897.
Fort in-12, demi-chagrin à coins, dos lisse orné de triple filets dorés, titre en lettres dorées, initiales J.B. en pied, s.p., environ 630 pp.

Trois tomes réunis en un volume, chaque tome contenant 100 dessins inédits et une préface de l'auteur ou de Félicien Champsaur pour Les Maîtresses.
Assez bon état. Dos frotté, une déchirure de 2 cm. sur un mors, coins émoussés, deux cahiers risquant de se désolidariser, rares inscriptions au crayon, une illustration griffonnée.
 

"Artiste sans l'être, écrivait Ferdinand Bac (1859-1952), j'étais au fond très loin de la véritable vie de rapin et j'y étais considéré comme un étranger, un homme du monde, alors que dans celui-ci, je passais pour un artiste et on y goûtait mes fantaisies, mes talents. Je me trouvais égaré dans les salons avec une profession agréable, mais aussi étrangère à l'essence de cette oisiveté élégante qu'elle l'était à l'oisiveté bohème." En ces dernières années du XIXe siècle, F. Bac, proche de la quarantaine, semble tiraillé entre une vocation manquée de peintre d'histoire et son activité de brillant dessinateur à succès. Si cette carrière de dessinateur humoriste lui assure un train de vie plus qu'appréciable -Bac est alors installé rue des Martyrs dans une charmante folie du XVIIIe siècle qu'il quittera en 1898 pour la place des Vosges-, il éprouve "quelques remords de cette fatalité qui l'a fait renoncer à une carrière plus honorable [...] C'est à l'époque de son atelier rue des Martyrs que s'affirme sa réputation de maître humoriste avec des albums publiés régulièrement, sauf rares exceptions, chez Simonis Empis : Nos amoureuses, avec une préface de Xanrof ; Les Alcôves, préfacé pr Richard O'Monroy ; Nos Femmes, préfacé par Maurice Donnay ; Les Fêtes galantes, avec un prologue écrit par Yvette Guilbert ; La Femme intime, avec une présentation de Marcel Prévost. Félicien Champsaur, auteur alors en renom, préfacera, lui, Quelques tranches de vie, Modèles d'artistes et Les Maîtresses."" (Ghislain de Diesbach, Un prince 1900, Ferdinand Bac, éd. Perrin, 2002, p. 137) Dépourvues de la férocité d'un Forain, les situations inconvenantes que décrivent à satiété ces dessins évoquent avec un certain charme l'atmosphère graveleuse qu'on associe à l'imagerie galante 1900.
C'est à cette part frivole de son oeuvre que Ferdinand Bac décida progressivement de renoncer peu après ses quarante ans. En 1903, il mettait définitivement un terme à ces publications galantes. Après ce tournant essentiel, F. Bac se consacrera à l'évocation littéraire de la vieille Europe et se lancera dans une entreprise originale de rénovation de l'architecture méditerranéenne des jardins, notamment dans son domaine des Corbières à Menton.
 
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