Olivier Aubry "la dernière pièce du puzzle" -

Olivier Aubry "la dernière pièce du puzzle"

 

Médiathèque, Trith-Saint-Lége, 2001.
In-8, broché, 32 pp.

Avec 28 planches en noir et en couleur et un portrait de l'artiste en noir.
Bon état d'ensemble. Une petite marque sur le plat supérieur et un pli angulaire sur le plat inférieur.
Avant-propos, par A. Aubry - Planches - Biographie - Bibliographie.

Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition présentée à la médiathèque de Trith-Saint-Léger du 26 mai au 1er juillet 2001.
Né en 1964, l'artiste lillois Olivier Aubry a exposé récemment à Pan Amsterdam et à la galerie Van der Planken, à Anvers, en 2013. Sa première exposition : Trois fois rien, avait été présentée au musée de Roubaix en 1997 ; le catalogue était préfacé par Bruno Gaudichon. Lors de cette exposition, le critique Olivier Céna avait défini son travail en ces termes :
Loin de la science exacte et rassurante d'un art préfabriqué, le peintre tâtonne. Il cherche. Il tente patiemment d'ajouter sa pierre à un édifice dont les fondations remontent à l'origine de l'humanité.
"La peinture d'Olivier Aubry avance à ce rythme: dans la lenteur, l'effort et l·humilité. Ses fonds rappellent les dernières toiles de TaI Coat : de la juxtaposition de deux ou trois couleurs en aplats naît une vibration lumineuse d'une grande douceur. Mais contrairement à son aîné, Aubry dispose ses couleurs par couches successives. Puis il racle, gratte, ponce, afin de laisser réapparaître par endroits les teintes les plus profondes, créant ainsi des effets de transparence d'une rare élégance.

La première couche posée sur la toile vierge est un noir. En creusant un sillon dans les strates de matière, Aubry retrouve ce noir et révèle la ligne sombre, nette et fragile du dessin. Très graphique, ramené le plus souvent à un simple signe - un poisson, une maison, une goutte d'eau, un arbre -, celui-ci, malgré son apparente apesanteur, s'inscrit dans la composition qu'il vient équilibrer. Il suggère l'idée d'un univers ·poétique, d'une sorte de haïku plastique dont le sens demeure - comme la ligne elle-même - incertain.

La légèreté domine - ce qui n'est pas trois fois rien, compte tenu des blessures que l'artiste inflige à la peinture. Le raffinement des fonds nés de la contemplation des paysages et le charme de la ligne des centaines de fois répétée sur des carnets de dessins tempèrent le geste qui racle, qui efface, qui grave. Il y a là comme un bonheur silencieux, fruit de l'observation de la réalité - de ses couleurs, de ses lumières -, de l'impression qu'elle laisse et des souvenirs lointains qu'elle suscite."

 
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