Bref recueil des antiquitez de Valentienne Où est représenté ce qui s est passé de remarquable en ladiste Ville et Seigneurie, depuis sa fondation jusques à l an 1619 - Le Boucq, Simon
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Bref recueil des antiquitez de Valentienne Où est représenté ce qui s'est passé de remarquable en ladiste Ville et Seigneurie, depuis sa fondation jusques à l'an 1619

Le Boucq, Simon

Réimpression de l'édition valenciennoise de 1619 (De l'imprimerie de Jean Vervliet, à la Bible d'or, l'an M. DC XIX), Archives historiques et littéraires du Nord, Valenciennes, 1842.
Petit-in-8, brochure sans couverture, paginée de la p. 508 à la p. 567 ; une couverture souple de couleur saumon a été rajoutée ultérieurement.

Rare exemplaire. Avec un portrait gravé de Simon Le Boucq par l'artiste valenciennois Jacques-François Momal (1754-1832), fait d'après le buste en marbre qui se trouve toujours au musée de la ville, et une carte dépliante de Valenciennes, d'après un ancien tableau du musée de cette ville, par A. Prignet.
Bel exemplaire. Des rousseurs éparses.
Avertissement des éditeurs de cette réimpression - Notice historique et bibliographique sur Simon Le Boucq, prévot et historien de Valenciennes - Au lecteur - Bref recueil des Antiquitez de Valentienne - Glossaire des mots anciens et peu connus, familiers à Simon Le Boucq.

Cette réimpression est emblématique de l'important travail d'érudition entrepris par les sociétés savantes provinciales et les érudits locaux pendant la première moitié du XIXe siècle. En 1829, l'historien et bibliophile valenciennois Arthur Dinaux (1795-1864) avait fondé une revue savante : Archives historiques et littéraires du Nord de la France et du midi de la Belgique. C'est dans cette dernière que sera édité, en 1842, le recueil de Simon Le Boucq. " Le brief recueil des Antiquitez de Valentienne, seul ouvrage imprimé de Simon Le Boucq, pendant sa vie, écrit Dinaux, est devenu d'une telle rareté, qu'il n'en paraît plus depuis long temps sur les ventes publiques, ni dans les catalogues des libraires. Les éditeurs des Archives historiques et littéraires du Nord de la France et du midi de la Belgique, ont donc cru que l'époque était venue de faire figurer cet opuscule parmi les réimpressions des livrets rares, qui traitent de l'histoire, qu'ils s'attachent à reproduire pour faire jouir leurs souscripteurs, des excentricités bibliographiques que les privilégiés seuls possèdent. " Simon Le Boucq naquit à Valenciennes en 1591 dans une famille de noblesse peu ancienne, "recrutée parmi les plus riches marchands du pays, dont la ville de Valenciennes tirait sa gloire et sa force." (Dinaux) Jeune encore, il partit pour Anvers "qui était comme la capitale des Pays-Bas, le vrai centre du commerce, des arts et de l'activité de nos provinces. Là, il passa plusieurs années de sa jeunesse chez un ami de sa famille, François Sweert, écrivain belge, qui savait allier les cultes un peu disparates de Mercure et des Muses [...]. De retour à Valenciennes, Le Boucq devint lieutenant, puis échevin, en 1618, et enfin prévot de la ville à trois reprises (1644, 1647 et 1651). A la fois magistrat, historien, antiquaire et numismate, il possédait une riche bibliothèque et une précieuse collection de médailles romaines. Son veuvage précoce "le concentra plus que jamais dans ses études et son cabinet ; dès 1619, il avait lancé dans le public un bref recueil des antiquités de Valenciennes ; ce n'était qu'un ballon d'essai auquel il refusa même l'appui de son nom que ses initiales laissent seulement deviner. Cet opuscule, le seul ouvrage de lui qui ait été imprimé jusqu'ici, obtint un grand succès, quoique peu important ; il est devenu aujourd'hui d'une rareté excessive. C'est ce qui nous engage à le réimprimer dans les Archives du Nord." S. Le Boucq poursuivit ses travaux historiques : son Histoire écclesiastique de la ville et du comté de Valenciennes, grand travail "dans lequel il usa une partie de sa vie", décrivait la fondation des églises paroisses, abbayes, couvents, chapelles, corporations religieuses ; "comme aussi celle de tous les établissements hospitaliers et de bienfaisance, mont-de-piété... ; le tout appuyé de chartes de fondation, de lettres et de preuves authentiques, de copies d'épitaphes et de pièces justificatives." Cet imposant recueil, encore conservé de nos jours à la Bibliothèque de la ville, est cependant resté à l'état de manuscrit. Simon Le Boucq fut, en effet, "devancé en 1639, par Philippe d'Oultreman, jésuite, qui fit paraître à Douai, avec l'assistance d'une subvention du Magistrat de Valenciennes, L'Histoire de la ville et comté de Valenciennes, en un volume in f., composée par feu Henri d'Oultreman, son père." Le travail plus que consciencieux de S. Le Boucq s'avèrent d'autant plus précieux, ajoute Dinaux, qu'il était enrichi de "figures de tous les monuments religieux et hospitaliers de l'époque, que la guerre, les sièges, les révolutions et surtout l'industrie ont fait disparaître aujourd'hui." Simon Le Boucq s'est éteint dans sa demeure, "au milieu de ses livres et de ses manuscrits qu'il enrichissait encore chaque jour de ses notes et de ses augmentations, le 1er décembre 1657, à l'âge de 66 ans et demi." Son fils lui fit élever un tombeau en marbre blanc, surmonté de son buste, "dans la chapelle de Saint-Luc, derrière le choeur de Notre-Dame-la-Grande, affectée aux sépultures de la famille des Le Boucq." Une plaque de marbre contenait l'épitaphe suivante du prévôt-historien : "Son mérite en sept ans le fist trois fois Prévost/Et bien aymé du peuple et loué de l'envie/Son zéle fust ardent pour le bien de l'Estat/L'estude et le travail furent tout son esbat,/Ses livres le diront estant mis en lumière ;/C'est là que Valentienne esclate en ses exploits/En l'amour de son prince et dans ses belles lois./Passant! Pour sa belle âme ici fais ta prière."
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